L'histoire de la maison
La maison Félix-Parent
Construite entre 1870 et 1877 par un charron de Beauport, au cœur de l'ancien bourg du Fargy.
Près de 150 ans au 127, avenue des Cascades
La Ville de Québec inscrit notre maison dans son Répertoire du patrimoine bâti sous le nom de maison Félix-Parent. Elle lui reconnaît une valeur patrimoniale supérieure, pour son âge, son architecture et son excellente authenticité.
Elle se dresse au cœur du site patrimonial déclaré de Beauport, dans l'ancien bourg du Fargy, à l'angle de l'avenue des Cascades et de la rue de l'Avenir. Comme ses voisines, elle est bâtie parallèlement à la rue, tout près du trottoir.
- 1870–1877Années de construction
- SupérieureValeur patrimoniale (Ville de Québec)
- 73 ansChez la famille Carmichael (1924–1997)
- Lot 484Au premier cadastre de Beauport (1877)
De la seigneurie au couette et café
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Milieu du XVIIe siècle
Le bourg du Fargy
Robert Giffard de Moncel, chirurgien et apothicaire, premier seigneur de Beauport, établit un bourg au cœur de sa seigneurie : le bourg du Fargy. Le terrain de la maison se trouve à son extrémité nord-est. Habité par moins de dix personnes en 1655, le bourg compte une cinquantaine de maisons au XVIIIe siècle, surtout le long de l'avenue Royale et de l'actuelle avenue des Cascades, alors appelée rue de la Séparation.
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1663 · 1709
Des Giffard aux Lefebvre
En 1663, le terrain appartient au seigneur Joseph Giffard. En 1709, la carte de Jean-Baptiste Decouagne l'attribue à la famille Lefebvre.
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1856 · 1867
Les Parent arrivent
En 1856, le terrain appartient à Antoine Parent. En 1867, la carte de Sitwell, très détaillée, montre que la maison n'est pas encore construite.
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1870–1877
Félix Parent, charron, bâtit la maison
En 1870, le charron Félix Parent, fabricant de roues et de voitures à chevaux, possède le terrain. Il y construit vraisemblablement la maison entre 1870 et 1877. Au premier cadastre officiel de Beauport, en 1877, le lot 484 est à son nom. En 1881, la maison est évaluée à 900 $.
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1898
L'atelier en bas, la famille en haut
Le plan d'assurance incendie de 1898 décrit une maison de deux niveaux et demi. Son soubassement élevé sert de boutique de charron, et l'étage loge la famille. La maison porte alors le numéro 135, rue du Moulin : vers 1903, l'actuelle avenue des Cascades s'appelle encore avenue du Moulin, un nom qui rappelle probablement les moulins de la rivière Beauport toute proche. La même année, au décès de son épouse Philomène Cameron, Félix Parent hérite de sa part de la propriété.
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1910 · 1912 · 1914
D'une génération à l'autre
En 1910, Félix Parent donne la maison à son fils Hector, charron lui aussi. La famille Parent la garde jusqu'en 1912, quand elle est vendue au notaire P.-Émile Bélanger, dont la propre maison se trouve plus loin sur la même rue, au 64 de l'actuelle avenue des Cascades. En 1914, des travaux sont faits selon les plans des architectes Ouellet et Lévesque, probablement pour transformer la boutique du rez-de-chaussée.
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1924–1997
73 ans chez les Carmichael
En 1924, Louis Carmichael, boucher, achète la maison. Sa famille la conservera 73 ans. L'adresse change avec la rue : 127 à 129, rue du Moulin en 1931, puis avenue des Cascades à partir de 1954. En 1967, la galerie de l'étage et son escalier reçoivent des poteaux et des garde-corps en fer.
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Depuis 1985
La restauration
D'importants travaux redonnent à la maison son allure d'origine : grande galerie en façade, escalier droit au centre, garde-corps à balustres et colonnes tournées en bois, fenêtres à battants à grands carreaux et toit en tôle à baguettes. La Ville juge aujourd'hui son authenticité excellente.
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2027
Un couette et café
La maison ouvre ses portes aux voyageurs. Le rez-de-chaussée, où Félix Parent avait son atelier, accueille aujourd'hui nos invités.
Une maison néoclassique québécoise
La maison suit le modèle néoclassique québécois, né au milieu du XIXe siècle. Ce type d'habitation reprend le grand toit à deux versants des maisons de tradition française, adapté à nos hivers, et y marie la façade symétrique et le plan rectangulaire de l'architecture britannique.
- Toit à deux versants à base recourbée, en tôle à baguettes
- Lucarnes à pignon
- Façade en crépi, planches cornières aux angles
- Grande galerie à balustrade
- Fenêtres à battants à grands carreaux, porte à panneaux vitrés avec imposte
Autour de la maison
Touchez ou cliquez sur une photo pour l'agrandir.
Dormez là où Félix Parent avait son atelier
Nos deux chambres occupent le rez-de-chaussée, l'ancien niveau de la boutique de charron. Le matin, le petit-déjeuner est servi dans la maison qu'il a bâtie il y a près de 150 ans.
Sources
- Ville de Québec, Répertoire du patrimoine bâti, fiche « Maison Félix-Parent », analyse patrimoniale du 1er février 2018.
- Marcel Trudel, Le terrier du Saint-Laurent en 1663, plan des seigneuries de Beauport et de Notre-Dame-des-Anges.
- Jean-Baptiste Decouagne, Carte du Gouvernement de Québec, 1709. BAnQ Québec, P600,S4,SS2,D192.
- Louis-Gaspard Fortin, Plan de la partie sud-ouest du village de Beauport, 1856. BAnQ Québec, E21,S555,SS3,SSS4,P3.2.
- Archives de la Ville de Québec : gravure CT-IC-N019202 (1881), vues aériennes P012-N023395 et P012-N023396 (W. B. Edwards Inc., 1937), titres des pièces P110-200-4.3-01 (avenue du Moulin, vers 1903) et P110-200-4.4-01 (maison du notaire P.-É. Bélanger).
Les informations de la Ville de Québec sont présentées à titre informatif et représentent l'état des connaissances au moment de l'analyse.